24 Nov, 2017

L'AUTEUR

Biographie

François Caillat - une jeunesse amoureuse

François Caillat réalise son second long-métrage de cinéma avec Une Jeunesse amoureuse.

L’auteur a passé sa jeunesse à Paris durant la décennie 1970. Il a vécu cette époque turbulente à un âge où l’on veut goûter à tout. Il a fait des études de philosophie à l'ENS de St Cloud et a obtenu son agrégation ; il s’est intéressé à la musicothérapie à l'Université de Vincennes et à l’ethnomusicologie avec l’équipe du Musée de l’Homme ; il a fait un mémoire d’esthétique sur le travail de Pierre Boulez; il a expérimenté l’aventure théâtrale (avec la troupe lycéenne qu’il avait créée en 1968, avant de mener un travail avec Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil) ; il a côtoyé le milieu de la danse contemporaine (le film évoque ses relations avec la Compagnie du Four Solaire, composée de danseuses et musiciens de jazz issus de la troupe de Carolyn Carlson) ; il s’est aussi essayé à la composition, au violon folk, à la linguistique...

Comme la plupart des jeunes gens de cette génération, rien ne lui semblait impossible.

Plus tard seulement, il s’est orienté vers le cinéma.
Et puisqu’il était alors trop tard pour faire l’étudiant, il a été autodidacte. Il a appris son métier de réalisateur en tournant toutes sortes de films (courts-métrages de fiction, films musicaux – du clip de rock au film d’opéra classique, séries courtes documentaires). Et cela a duré une dizaine d’années.

À partir des années 90, il a entrepris une démarche très personnelle en tournant des films à la frontière de plusieurs genres, surtout de format long.  Il n’a plus quitté cette voie depuis.

Filmographie

Depuis une quinzaine d’années, François Caillat réalise des films, à la frontière de l’essai et du documentaire. Il s’intéresse à l’absence, aux traces, à l’oubli. Ses films mettent en scène des lieux porteurs de possibles passés. Ils entrecroisent le document et le romanesque.

 Quatre de ses long-métrages ont été diffusés sur la chaîne Arte.

Deux ont été produits pour la salle, dont le dernier : Une Jeunesse amoureuse

Filmographie (extraits) :

  • La Quatrième génération, saga historique sur la famille lorraine du réalisateur. (1997, 80 minutes, Gloria Films/ Arte)

  • L'Homme qui écoute, chronique du monde sonore : musique, langage, bruits. (1998, 90 minutes, Gloria Films/ Arte)

  • Trois soldats allemands, enquête sur un disparu de la guerre de 1940. (2001, 75 minutes, Gloria Films/ Arte)

  • L’Affaire Valérie, enquête sur le souvenir d’un fait divers. (2004, 75 minutes, Archipel 33/ Arte)

  • Bienvenue à Bataville, fable sur le bonheur obligatoire au 20ème siècle. (2007, 90 minutes, Unlimited - film de cinéma, sorti en 2008)

  • Une Jeunesse amoureuse, récit d’éducation sentimentale dans le Paris des années 70. (2012, 105 minutes, Films du Tamarin)

Sous le titre François Caillat, un cinéma hanté, l’Institut Français (Ministère des Affaires Etrangères) lui a consacré une rétrospective en 2011/12, avec l’édition trilingue de plusieurs de ses films et l’édition d’un catalogue.

"Je parle de moi, sans chercher à faire un cinéma autobiographique. Je parle de moi car je crois que c’est à partir de mes sentiments que j’arrive à être le plus authentique, le plus incarné, le plus sincère, donc le plus apte à fabriquer des images indécises donc intéressantes. Non seulement je me cherche, mais à travers ce que je dis de moi, j’essaye de me fabriquer un espace qui soit celui de chaque spectateur."     

LES FILMS DE FRANÇOIS CAILLAT

une jeunesse-amoureuse/quatrieme generation

La quatrième génération

une jeunesse amoureuse/ trois soldats allemands

Trois soldats allemands

une jeunesse amoureuse / bienvenue à Bataville

Bienvenue à Bataville

une jeunesse amoureuse / l'affaire valérie

L'affaire Valérie

Mariana Otero (réalisatrice)

"Le film est très émouvant et il dégage une grande tristesse. Une tristesse lumineuse et précise."

Guy Baudon (MEDIAPART)

"D'un sujet éminemment personnel et intime, François Caillat en fait une œuvre qui nous touche, nous émeut et nous invite à visiter notre propre histoire."

Mathilde Blottière (TÉLÉRAMA)

"François Caillat signe un beau film élégiaque, traversé des fragments d'un passé placé sous le signe de la passion. Une autobiographie poétique où vibre l'universalité des sentiments."